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Étude de l’interaction nucléaire spin-orbite par réactions de transfert 36S(d,p)37S et 34Si(d,p)35Si.

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G. Burgunder (PhD Defense) à 14h30 Maison d’hôtes

L’interaction spin-orbite dépend de l’orientation relative du spin et du moment angulaire ainsi que de la dérivée de la densité du noyau. Dans le but de tester cette interaction, nous proposons une méthode originale basée sur la comparaison du noyau «bulle» de 34Si et le noyau "normal" de 36S. Le 34Si présente un appauvrissement de sa densité centrale qui créé une dérivée centrale non nulle, ce qui impliquerait un changement de l’intensité de l’interaction spin-orbite pour les orbites intérieures comme les orbites p (L=1). Effectuer des réactions de transfert (d,p) permet de déduire l’écart en énergie entre les partenaires spin-orbite p3/2 et p1/2. Selon les modèles, l’écart spin-orbite varie de 7% (interaction VlowK) à 70% (modèle champ moyen relativiste) entre le 36S et le 34Si. Les faisceaux de 36S et 34Si, produits avec le spectromètre LISE à 20A.MeV, ont été envoyés sur une cible de CD2. Les particules incidentes sont suivies avec 2 détecteurs gazeux CATS. Les protons émis durant la réaction sont identifiés par 4 détecteurs Silicium segmentés (MUST2) placés aux angles arrières. 4 détecteurs EXOGAM (détecteur Germanium segmenté) ont détectés les photons émis en coïncidence. Les noyaux produits sont identifiés avec une chambre à ionisation et un détecteur plastique. Les spectres d’énergie d’excitation du 35Si et du 37S ont été déterminés jusqu’à environ 7MeV. Les facteurs spectroscopiques et les énergies des états p et f ont été mesurés pour la première fois dans le 35Si. Ces deux noyaux montrent de fortes similarités pour les états f7/2 et f5/2, alors que l’écart en énergie des états p3/2 et p1/2 est réduit de 55% ce qui prouve manifestement la dépendance en densité de l’interaction spin-orbite.

 

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